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PARIS (AFP) - François Bayrou a annoncé dimanche qu'il avait recueilli "52.000 inscriptions en sept jours" pour le Mouvement démocrate (Modem), le nouveau parti centriste qu'il est en train de lancer.
"Vous voyez ce que cela veut dire quand", en sept jours, "52.000 personnes disent: ça m'intéresse et je m'inscris", a déclaré l'ex-candidat UDF à la présidentielle (18,6%) lors du "Grand rendez-vous" Europe1/TV5/Le Parisien.
Ces nouveaux inscrits "disent: +on rêvait depuis longtemps d'un parti qui ne soit ni le PS sclérosé, ni l'UMP+ qu'ils qualifient comme ils veulent", a poursuivi M. Bayrou. Ils "rêvaient depuis longtemps d'une démarche politique nouvelle", "d'un autre chemin".
Le président de l'UDF a assuré qu'il n'y avait "aucun contentieux d'aucune sorte" avec Nicolas Sarkozy et qu'il n'était pas "en situation d'embuscade contre lui".
"Les choix de vie qui sont les siens, la manière dont il a mené sa campagne, tout cela était en effet très différent de ma vision de la France", a-t-il ajouté. Mais "cette période est derrière moi, il est le président de la République".
"Je lui fais crédit, mais je veux demeurer libre pour soutenir ce qui mérite de l'être, et pour au contraire signaler ce qui serait inquiétant", a-t-il encore dit.
Alors que le nom du socialiste Bernard Kouchner circule pour devenir ministre des Affaires étrangères, François Bayrou a regretté une démarche de "ralliements individuels", qu'il a opposée au "rassemblement" que lui-même avait essayé de construire pour la présidentielle.
"Chaque fois qu'il y a un ralliement, il y a un soupçon", a déclaré M. Bayrou.
Il a reconnu que c'était "une entreprise difficile que de proposer au pays de faire émerger au Parlement une force politique nouvelle" comme le Modem, à l'occasion des prochaines législatives.
Interrogé sur d'éventuels accords de désistement pour le second tour, le leader centriste a répondu: "nous verrons au soir du premier tour".
En ce qui concerne les élections municipales de 2008, M. Bayrou a indiqué qu'il était "partisan d'avoir des majorités locales qui puissent être différentes, selon le lieu où l'on se présente".
"La ville de Marseille a été dirigée pendant longtemps" par le socialiste Gaston Defferre, "avec pour adjoint Jean-Claude Gaudin (aujourd'hui UMP, ndlr), vous n'allez pas me dire que c'était une révolution", a-t-il dit.