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François Bayrou a déclaré dimanche qu'il envisageait de se présenter aux élections municipales de mars 2008 à Pau (Pyrénées-Atlantiques) et a estimé que son Mouvement démocrate (MoDem) devait "avoir des listes autonomes dans les grandes villes" comme Paris, Marseille, Strasbourg et Lille.
Pour ce qui est de sa candidature à Pau, "je n'ai pas pris ma décision", a affirmé le député centriste des Pyrénées-Atlantiques, interrogé dans l'émission du "Grand Jury" RTL/"Le Figaro"/LCI. "Je vous le dirai le moment venu. J'y réfléchis", a-t-il ajouté.
Pour lui, les Français "ont besoin d'une troisième proposition, d'une alternative, démocrate puisque c'est le grand courant politique qui manque en France". "Ce courant démocrate, nous allons le bâtir", a-t-il poursuivi. "C'est un courant qui a pour vocation d'être majoritaire un jour et qui sait bien que quand on veut être majoritaire il faut être capable de s'allier", a précisé M. Bayrou, estimant toutefois que "l'alliance, ce n'est pas le ralliement, c'est même exactement le contraire: c'est être capable de discuter, de choisir les projets et de se rencontrer sur un objectif".
François Bayrou a par ailleurs affirmé que le MoDem rencontrait un grand succès: en plus des militants de l'ex-parti centriste de l'UDF "qui étaient de l'ordre de 30.000", "plus de 80.000 personnes ont demandé à adhérer au Modem et plus de 45.000 personnes ont payé leur cotisation", a-t-il dit, jugeant qu'"en cinq semaines, (c')est un résultat vraiment extraordinairement impressionnant".
Le profil de ces nouveaux centristes: "il y en a qui viennent de très à droite, de droite, beaucoup du centre-gauche, beaucoup des écologistes, et beaucoup ne viennent de nulle part". "Beaucoup d'entre eux s'étaient détournés de la politique, n'y croyaient plus", a-t-il expliqué, assurant que son parti était "la seule maison qui permettra le renouvellement de la politique française". AP