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La Sénatrice de la Seine-Maritime, porte-parole du groupe UC-UDF, a salué l’orientation générale du projet de loi qui vise à améliorer la gouvernance et à donner plus d’autonomie aux universités.
Elle a estimé que la compétition économique mondiale se jouait désormais sur le terrain de la formation, de la qualité de notre enseignement supérieur et du dynamisme de notre recherche, ce qui
rend cette réforme indispensable.
Catherine Morin-Desailly a rappelé que l’autonomie des universités n’est qu’un outil et une première étape dans la rénovation globale de notre système d’enseignement supérieur et de la recherche.
Mais elle a estimé qu’elle était une condition première de son efficacité et de sa réussite.
S’agissant du Conseil d’administration de l’université et du mode de scrutin pour l’élection des représentants des enseignants chercheurs, la Sénatrice a souhaité que le texte assure une
représentation pluraliste des secteurs de formation et des courants d’opinion.
Catherine Morin-Desailly s’est également félicitée que l’orientation et l’insertion professionnelle soit enfin reconnue comme une des missions de l’université. Elle a plaidé pour la mise en place
d’une orientation active pour les étudiants qui connaissent aujourd’hui une sélection par l’échec. Dans cette perspective, la sénatrice de la Seine-Maritime a demandé au gouvernement d’en faire
un élément central de la lutte contre l’échec dans les premiers cycles universitaires.
Enfin, faisant le constat d’un sous financement chronique des universités françaises (locaux vétustes, surpopulation universitaire...), elle a évoqué l’effort budgétaire qui devra accompagner la
réforme et qui devra se concrétiser dès la loi de finances pour 2008. Elle a, notamment, défendu l’idée d’un pacte d’investissement pour l’enseignement supérieur sur dix ans afin de porter
l’investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays les plus performants de l’OCDE (la France est à la 15e place sur 23 au sein de l’OCDE).
Pour Catherine Morin-Desailly, cet investissement massif dans la formation est nécessaire pour mener 50% d’une classe d’âge au niveau licence, comme le recommande la stratégie de Lisbonne, et
pour valoriser les activités de recherche en France.