Soutenez !
Pour suivre l'actualité de la liste du Mouvement Démocrate d'Evreux candidate à l'élection municipale du 9 et 16 mars 2008, nous vous invitons à nous rejoindre sur :
Le site de campagne de la liste www.evreux-avant-tout.net
"Il faut que tout le monde se retrouve, un François Bayrou (UDF), un Jean Arthuis (UDF), un Charles de Courson (NC), un François Sauvadet (NC), un Hervé Morin (NC)", a déclaré M. Benoit à l'AFP.
"Qu'est ce qui sépare ces gens là? Rien du tout, sauf une stratégie quelque peu divergente" après le premier tour de la présidentielle, a-t-il estimé.
"Je pense que d'ici la rentrée, les lignes vont bouger" et que "le courant centriste va se restructurer pour peser tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat", et jouer un "rôle de modérateur, de pondérateur" à l'égard de la majorité UMP, a assuré le député d'Ille-et-Vilaine.
M. Benoit s'est par ailleurs déclaré pour pour une "modernisation, une régénérescence" de l'UDF existante, plutôt que pour la création, à partir de l'UDF, du nouveau parti politique baptisé MoDem.
"Ce que je crains avec la démarche de François Bayrou et la création du MoDem, c'est d'être dans une stratégie purement politique pendant 5 ans, et pas dans une stratégie d'action" a-t-il estimé.
"Ca fait 25 ans que dans ce pays on est dans une phase de léthargie et d'endormissement. Nicolas Sarkozy n'est sûrement pas parfait, mais il aura au moins le besoin de bousculer tout çà", a encore déclaré le député.
M. Benoit a reconnu que le succès du MoDem, qui a recueilli des dizaines de milliers d'inscriptions sur Internet en rejetant le clivage gauche-droite, était "troublant".
"Le MoDem a emporté une véritable adhésion auprès de gens qui étaient contre le système politique, ou de nouvelles générations qui découvrent la politique" et qui "ont tous comme valeur première l'indépendance", a-t-il expliqué.
Mais "clamer l'indépendance" en politique "c'est se fourvoyer", car la question des alliances et du dialogue avec les autres partis finit tôt ou tard par se poser, a-t-il affirmé.
Si l'on ne tranche pas sur les alliances, "on n'est jamais nulle part", a-t-il dit, en prenant exemple sa propre situation, "dans la minorité au conseil général d'Ille-et-Vilaine face à un exécutif de gauche, et dans la minorité à l'Assemblée nationale face à un exécutif de droite".
Le MoDem et tous les gens qui l'ont rejoint "pour travailler, pour réfléchir, parce que ce sont des gens qui croient à la politique", pourrait devenir "un laboratoire d'idées" pour l'UDF, a
suggéré M. Benoit.
(AFP) 18.07.07 | 14h22